Le vin présente des propriétés spécifiques par rapport à d’autres boissons alcoolisées : selon le « French Paradox », une consommation quotidienne de vin peut avoir des effets bénéfiques pour la santé.
Le « French Paradox » est né de la constatation qu'en France, pour une consommation de graisse comparable à celle de pays comme le Danemark, le taux de mortalité cardio-vasculaire était trois fois inférieur, cette différence s'expliquant en partie par la consommation de vin. Les recherches se sont alors multipliées un peu partout dans le monde pour trouver des explications moléculaires et cellulaires à ce phénomène.
Le colloque organisé sous l’égide de l'Office International de la Vigne et du Vin (OIV) à Vinexpo en 2003 a insisté sur les études menées depuis dix ans dans divers pays (Etats-Unis, France, Danemark, Italie, Pays-Bas). Elles concluent toutes aux effets protecteurs du vin, non seulement contre les maladies cardio-vasculaires, mais aussi contre le cancer, le diabète, l'arthrite ou des maladies de dégénérescence du cerveau, comme l'Alzheimer.
Selon ces études, la consommation modérée de vin a un effet bénéfique sur les différents métabolismes de l'organisme, grâce à diverses substances qu'il contient.
Schématiquement, l'éthanol fait ainsi "monter" le bon cholestérol, le HDL, réduisant les risques de maladies cardio-vasculaires. Les polyphénols, composés d'anti-oxydants, favorisent la circulation sanguine et diminuent les risques de thrombose, de même que le monoxyde d'azote contenu dans le vin.
Cependant, même si ces études scientifiques concluent qu’une et régulière peut avoir des effets bénéfiques sur la santé, il faut souligner que la consommation excessive de toutes les boissons alcoolisées à des effets nocifs tant au niveau social que pour la santé individuelle.