Une histoire qui remonte au IVème siècle


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Le 1er témoignage de célébration du vin nouveau en Touraine remonte au IVème siècle. Le 11 novembre, à la Saint-Martin, on goûtait le vin nouveau comme l’illustre ce texte de l’époque : « A la Saint-Martin, le moult passe pour vin, boit le bon vin, et laisse l’eau pour le moulin, tue ton porc et goûte ton vin. À la Saint-Martin, jeune ou vieux, boit le vin ».
Dans le vignoble, le vin était « martiné », c'est à dire « jugé ». Martiner signifiait aussi « bien boire » et l'ivresse était appelée « morbus Sancti Martini ». D’ailleurs, en Touraine, mettre le tonneau en perce se disait tout récemment encore « martiner le vin ».
Aujourd’hui, la législation du vin primeur nécessite d’attendre en France le 3ème jeudi du mois de novembre pour le déguster, alors que le reste de l’Europe a gardé la tradition et continue à boire le « vin de la Saint Martin » le jour de sa fête.
Il faut remonter au XIXème siècle, plus exactement en 1830, pour trouver l’origine du cépage dont est aujourd’hui issu le Touraine Primeur tel qu’on connaît aujourd’hui. Les premiers ceps de vignes de « Gamay noir à jus blanc » furent plantés par la Comtesse de Hautebise, propriétaire d’un domaine à Mesland.
La tradition du vin jeune à base de gamay vient de cette époque : les vignerons produisaient déjà un vin alerte et très fruité que l’on pouvait boire dès sa jeunesse.
C’est en 1979 que le Touraine Primeur devient une Appellation d’Origine Contrôlée.